Boboto – FR

Boboto (savoir-vivre – la paix)

Ecouter Ballou Canta, c’est se plonger dans une Afrique authentique !
« François Ballou « Canta » est un trésor resté longtemps caché. Les non initiés le découvrent aujourd’hui aux côtés de Ray Lema, en maître-chanteur du bal de l’Afrique enchantée, ou en éminence noire du Black Bazar. Mais cette voix qui a si bien servi la rumba en son pays, avant de pimenter les années soukous de Paris, cette voix-là est comme les oiseaux qui se jouent des frontières et survolent au matin calme les eaux tumultueuses du fleuve Congo. Délicate, agile et baladeuse. Oui, car les voix comme les bateaux voyagent. Elles se chargent des airs et des rythmes, des couleurs et des sons des pays traversés. Du Cap Vert aux deux Congos, de l’Europe aux Antilles en passant par l’Afrique du Sud, le chant et les musiques de ce Boboto racontent les voyages de Ballou Canta. Sa vie, par-ci par là. » Vladimir Cagnolari (France Inter)

BALLOUCANTA_boboto_couverture_site« Boboto », le nouvel album de Ballou Canta, est le résultat de son parcours et des échanges qu’il a eus avec bien des styles de musique.

Ce chanteur (auteur, compositeur) originaire du Congo-Brazaville où il a commencé la musique très jeune, est installé à Paris depuis les années 80. Il y a développé une carrière de choriste (Papa Wemba, Manu Dibango, Ray Lema, Lokua Kanza, Oliver N’Goma…) ; mais aussi de lead, avec six albums dans le style festif qu’est le soukous, mais surtout de la magistrale rumba congolaise dont on dit qu’il est « la voix d’or » (Alain Pilot, Radio France International -RFI) ! Il est également le chanteur du groupe de France Inter « le Bal de l’Afrique enchantée », du Black Bazar porté par l’écrivain Alain Mabanckou, et a récemment sorti un remarquable album à trois voix, « Nzimbu », aux côtés de Ray Léma et de Fredy Massamba.

 

Un pont inattendu avec la Martinique

C’est avec le pianiste martiniquais Hervé Celcal, récemment salué pour son « Bel air for piano », un album bèlè jazz éblouissant de nouveauté, que Ballou a voulu travailler ce retour en solo.

Il est ici question de toucher l’histoire, de renouer avec cette partie du peuple africain arrachée à sa terre il y a longtemps, de faire le pont entre les Antilles et le continent africain.

Les deux musiciens se connaissent depuis 15 ans. Ballou savait qu’Hervé Celcal composerait un album où le chanteur, habitué à se mettre au service des groupes, utiliserait enfin sa voix dans tout son registre émotionnel.

 

Le savoir-vivre ensemble

« Boboto » signifie « savoir-vivre », « vivre ensemble », « paix ». L’album est composé de 11 titres originaux, à travers lesquels Ballou Canta, artiste mûr, évoque ce qui le préoccupe, dans une philosophie de paix. Ses mots résonnent autant en lingala, bambara, pular, vili, munukutuba, kikongo et même en créole. Les arrangements extrêmement raffinés d’Hervé Celcal puisent dans les couleurs du jazz, dans l’énergie du rock, même, comme dans le pur traditionnel. Une orchestration plutôt acoustique sert la voix de Ballou dans des timbres qu’il n’avait pas encore explorés.

Côté style, les non initiés découvriront donc la rumba congolaise moderne et le soukous ; on assistera à la rencontre du bèlè martiniquais (d’origine africaine) et de rythmes congolais ; on se croira quelque part vers le Cap Vert, le Brésil, l’Afrique du Sud avant la transe des percussions et polyphonies appartenant à la tribu de Ballou Canta.

Leave your comment